Hymne à Gary Augustin

Publié le dans Joseph Guyler Delva (author)

Le spectre effrayant de la foudre en chute libre

Fait frémir ta frêle âme ayant cédé la fibre

Arrondissant le cycle, incompris des terriens,

De ta vie arpentant les déserts sahariens

 

Ton esprit affranchi  naviguant dans les nuages

Se dissout dans l'écho trop violent des orages

Brouillant le mutisme, le secret du destin

De ton être éternel, O, Auguste Augustin!

 

Ton souffle qui s'éteint au seuil de ta sagesse

T'interdit le silence enfoui dans la vieillesse

Mais le feu endormi de ton verbe assourdi

Saura déjouer le coup que le temps a ourdi

 

Et le deuil de ce jour nous couvre de ton ombre

L'astre, effaçant le noir, éclaircit la pénombre

Comme s'installe au fil du temps doux et clément

La clarté de ton legs, au feu de ton serment

 

Le naufrage affirmé de ton être charnel

Ne fait mentir en rien le poète éternel

Qui vit et qui revit dans le temps et l'espace

Défiant le sens commun des esprits sans audace

 

O, Poète endormi, dis le vrai de ton rêve,

Libère donc ton verbe et dicte-nous la trêve!

Guide nos frêles pas vers les monts attenants

D'où  s'égaille l'écho des cris assourdissants   

 

Joseph Guyler C. Delva

2 septembre, 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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